| Comment engager un jeune en période estivale ? |
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Pendant l'été, certaines entreprises connaissent un coup de jeune en embauchant des étudiants pour des travaux saisonniers ou des remplacements. Mais attention, job d'été ne rime pas avec suspension de la législation du travail !
Peut-être avez-vous déjà reçu une ou plusieurs demandes de jeunes
souhaitant effectuer un job d'été dans votre entreprise. Si vous pensez
y répondre favorablement, vous devez toutefois suivre un certain nombre
de règles.
En pratique :
il
est donc soumis, comme n'importe quel salarié, au règlement intérieur
de l'entreprise et bénéficie des dispositions de la convention
collective applicable. Il doit, par ailleurs, se rendre à la visite
médicale d'embauche. Enfin, sa rémunération est assujettie à toutes les
cotisations et contributions sociales.
Quel contrat de travail ?Quelle que soit la durée de son séjour dans l'entreprise, votre jeune recrue doit signer un contrat de travail à durée déterminée (avec l'accord de son représentant légal s'il n'a pas encore atteint 18 ans). Ce CDD doit notamment préciser la raison exacte de son engagement (emploi saisonnier, accroissement temporaire d'activité, remplacement d'un salarié absent), la désignation de son poste de travail, la durée de sa période d'essai, le terme de son contrat ou sa durée minimale, etc. Quelle rémunération ?
Le jeune a droit à une rémunération identique à celle que percevrait
dans votre entreprise un salarié sous contrat à durée indéterminée de
qualification équivalente pour la même fonction. Cette rémunération ne
pouvant de toute façon pas être inférieure au Smic ni au salaire
minimal conventionnel.
Important :
si le jeune n'a toutefois pas 6 mois d'expérience dans la branche
professionnelle de l'entreprise, il peut, sous réserve de dispositions
conventionnelles ou d'usages plus favorables, ne percevoir que : Particularités de l'emploi des moins de 18 ans
Afin de protéger les salariés mineurs, le Code du travail a prévu
certaines règles spécifiques. Pas question d'abord qu'un salarié de
moins de 18 ans entame sa période d'essai sans avoir passé, au
préalable, une visite médicale d'embauche. Deuxième particularité non
négligeable : ses horaires de travail sont limités. Ainsi, il ne peut
travailler plus de 8 heures par jour (7 heures seulement s'il a moins
de 16 ans) et 35 heures par semaine. En outre, il doit bénéficier d'un
temps de pause d'au moins 30 minutes, dès lors que son temps de travail
quotidien excède 4 heures 30 (une pause équivalente a en principe lieu
seulement toutes les 6 heures pour les adultes). Enfin, le travail de
nuit est prohibé.
Important :
le
travail des jeunes de moins de 16 ans est normalement interdit.
Cependant, avec l'accord exprès de son représentant légal et
l'autorisation préalable de l'inspection du travail, une entreprise
peut embaucher un jeune de moins de 16 ans pour accomplir des travaux
légers et adaptés à son âge pendant les vacances scolaires, d'une durée
d'au moins 14 jours.
Gare à ne pas confondre stage et job d'été !
Nombreuses sont aussi les entreprises qui accueillent des jeunes en
stage durant les mois d'été. Mais contrairement aux travaux d'été, les
stages en entreprise ne doivent, en aucun cas, servir à exécuter une
tâche régulière correspondant à un poste de travail, ni avoir pour
objet de remplacer un salarié absent. © Copyright SID Presse - 2008 |




