SMIC et minimum garanti en euros
Au 1er janvier 2010
| SMIC horaire |
8,86 € |
| SMIC mensuel 35 H |
1 343,80 € |
| Minimum garanti |
3,31 € |
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La portabilité de la prévoyance étendue à tous les employeurs relevant de l'ANI du 11 janvier 2008 |
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L'avenant n° 3 du 18 mai 2009 à l'accord
national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008 sur la
modernisation du marché du travail (ANI du 11 janvier 2008, art. 14 ;
arrêté du 23 juillet 2008, JO du 25) définit les règles que les
employeurs doivent mettre en œuvre en matière de portabilité des
couvertures complémentaires « prévoyance » et « frais de santé ».
Pour
mémoire, ce dispositif prévoit qu'en cas de rupture du contrat de
travail ouvrant droit à la prise en charge par le régime d'assurance
chômage (et sauf faute lourde), le salarié conserve le bénéfice des
couvertures complémentaires « santé » et « prévoyance » appliquées par
son ancienne entreprise, pendant sa période de chômage. L'intéressé a
toutefois la possibilité de renoncer à ce maintien des couvertures.
Cet
avenant s'appliquait depuis le 1er juillet 2009 aux employeurs
adhérents des organisations patronales signataires (MEDEF, UPA, CGPME).
L'avenant n° 3 venant d'être étendu, il s'applique à tous les
autres employeurs entrant dans le champ professionnel de l'ANI du 11
janvier 2008 depuis le 15 octobre 2009 (arrêté du 7 octobre 2009, art.
2, JO du 15).
En revanche, les employeurs n'entrant pas dans
le champ professionnel de cet accord ex. : agriculture) ne sont pas
encore concernés. Ils ne le deviendront que si un arrêté
d'élargissement venait à être pris pour l'ANI du 11 janvier 2008 et son
avenant n° 3.
Arrêté du 7 octobre 2009, JO du 15
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Nouvelles aides pour l'embauche des jeunes |
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Embaucher un apprenti ou un jeune en contrat de professionnalisation peut ouvrir droit à des primes exceptionnelles.
Décrets n° 2009-693 et n° 2009-695 du 15 juin 2009, JO du 16
Conformément au plan d’urgence en faveur de l’emploi des jeunes,
annoncé le 24 avril dernier, les employeurs recrutant des jeunes en
apprentissage ou en contrat de professionnalisation entre le 24 avril
2009 et le 30 juin 2010 peuvent dorénavant bénéficier de primes
exceptionnelles.
Une double aide à l’apprentissage
Jusqu’à présent, l’embauche d’apprentis ouvrait déjà droit à des
avantages, notamment à une exonération de cotisations sociales.
Toutefois, cette exonération ne jouait pleinement que pour les
entreprises de moins de 11 salariés, les entreprises de 11 salariés et
plus restant, elles, redevables notamment de la part patronale des
cotisations AGFF et de retraite complémentaire. Désormais, ces
entreprises peuvent bénéficier d’une prime, durant les 12 premiers mois
de l’apprentissage, correspondant au montant des cotisations sociales
restant dues.
De plus, une prime exceptionnelle de 1
800 € maximum peut être versée aux entreprises de moins de 50 salariés
qui recrutent un apprenti supplémentaire (l’accroissement étant
apprécié par rapport au nombre de contrats d’apprentissage en cours
d’exécution au 23 avril 2009). Elle est versée en deux fois : 1/3 à
l’issue du 3e mois d’exécution du contrat et le solde au bout du 6e mois.
Point important : ces deux primes peuvent, le cas échéant, être cumulées.
Une prime pour les contrats de professionnalisation
Les employeurs recrutant un jeune de moins de 26 ans en contrat de
professionnalisation peuvent, eux aussi, bénéficier d’une prime
exceptionnelle dont le montant est de 1 000 ou de 2 000 € selon le
niveau de qualification du jeune. Cette prime leur est versée en deux
fois : la moitié à l’issue du 2e mois d’exécution du contrat et le solde à l’issue du 6e mois. Pour cela, ils doivent conclure avec le jeune un contrat de travail à durée indéterminée.
Pour
avoir droit à l’une ou l’autre de ces primes, vous devez être à jour
des déclarations et du paiement de vos cotisations et contributions
sociales (ou respecter un plan d’apurement des cotisations restant
dues). Vous devez également n’avoir procédé à aucun licenciement
économique, dans les 6 mois précédant l’embauche, sur le poste en
question ni avoir rompu un contrat de travail avec le salarié embauché
postérieurement au 24 avril 2009.
Comment procéder ?
Pour bénéficier de l’une des nouvelles primes exceptionnelles, vous
devez la demander en remplissant un formulaire spécifique disponible
sur le site www.entreprises.gouv.fr/jeunesactifs.
Ce
formulaire doit ensuite être adressé à Pôle emploi accompagné d’une
copie du contrat d’apprentissage ou de professionnalisation conclu et
d’un relevé d’identité bancaire.
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Comment engager un jeune en période estivale ? |
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Pendant l'été,
certaines entreprises connaissent un coup de jeune en embauchant des
étudiants pour des travaux saisonniers ou des remplacements. Mais
attention, job d'été ne rime pas avec suspension de la législation du
travail !
Peut-être avez-vous déjà reçu une ou plusieurs demandes de jeunes
souhaitant effectuer un job d'été dans votre entreprise. Si vous pensez
y répondre favorablement, vous devez toutefois suivre un certain nombre
de règles.
En effet, à partir du moment où un jeune
intègre votre entreprise pour y réaliser, sous votre directive, un
travail précis moyennant rémunération, sachez qu'il est considéré, aux
yeux de la loi, comme un salarié à part entière.
En pratique :
il
est donc soumis, comme n'importe quel salarié, au règlement intérieur
de l'entreprise et bénéficie des dispositions de la convention
collective applicable. Il doit, par ailleurs, se rendre à la visite
médicale d'embauche. Enfin, sa rémunération est assujettie à toutes les
cotisations et contributions sociales.
Quel contrat de travail ?
Quelle que soit la durée de son séjour dans l'entreprise, votre jeune
recrue doit signer un contrat de travail à durée déterminée (avec
l'accord de son représentant légal s'il n'a pas encore atteint 18 ans).
Ce CDD doit notamment préciser la raison exacte de son engagement
(emploi saisonnier, accroissement temporaire d'activité, remplacement
d'un salarié absent), la désignation de son poste de travail, la durée
de sa période d'essai, le terme de son contrat ou sa durée minimale,
etc.
Quelle rémunération ?
Le jeune a droit à une rémunération identique à celle que percevrait
dans votre entreprise un salarié sous contrat à durée indéterminée de
qualification équivalente pour la même fonction. Cette rémunération ne
pouvant de toute façon pas être inférieure au Smic ni au salaire
minimal conventionnel.
Important :
si le jeune n'a toutefois pas 6 mois d'expérience dans la branche
professionnelle de l'entreprise, il peut, sous réserve de dispositions
conventionnelles ou d'usages plus favorables, ne percevoir que :
- 80 % du Smic s'il a moins de 17 ans ;
- 90 % du Smic s'il a entre 17 et 18 ans.
N'oubliez pas non plus que les avantages, tels que les
titres-restaurants ou les prestations du comité d'entreprise, lui sont
également dus.
À l'issue de son CDD, le jeune
bénéficiera de l'indemnité compensatrice de congés payés égale à 10 %
de la totalité de sa rémunération brute, même si le contrat est d'une
durée inférieure à un mois. En revanche, vous n'aurez pas à lui verser
une indemnité de fin de contrat, sauf dispositions conventionnelles
contraires.
Particularités de l'emploi des moins de 18 ans
Afin de protéger les salariés mineurs, le Code du travail a prévu
certaines règles spécifiques. Pas question d'abord qu'un salarié de
moins de 18 ans entame sa période d'essai sans avoir passé, au
préalable, une visite médicale d'embauche. Deuxième particularité non
négligeable : ses horaires de travail sont limités. Ainsi, il ne peut
travailler plus de 8 heures par jour (7 heures seulement s'il a moins
de 16 ans) et 35 heures par semaine. En outre, il doit bénéficier d'un
temps de pause d'au moins 30 minutes, dès lors que son temps de travail
quotidien excède 4 heures 30 (une pause équivalente a en principe lieu
seulement toutes les 6 heures pour les adultes). Enfin, le travail de
nuit est prohibé.
Important :
le
travail des jeunes de moins de 16 ans est normalement interdit.
Cependant, avec l'accord exprès de son représentant légal et
l'autorisation préalable de l'inspection du travail, une entreprise
peut embaucher un jeune de moins de 16 ans pour accomplir des travaux
légers et adaptés à son âge pendant les vacances scolaires, d'une durée
d'au moins 14 jours.
Il doit alors
bénéficier d'un repos effectif d'une durée au moins égale à la moitié
des vacances scolaires.
Gare à ne pas confondre stage et job d'été !
Nombreuses sont aussi les entreprises qui accueillent des jeunes en
stage durant les mois d'été. Mais contrairement aux travaux d'été, les
stages en entreprise ne doivent, en aucun cas, servir à exécuter une
tâche régulière correspondant à un poste de travail, ni avoir pour
objet de remplacer un salarié absent.
Accueillir un stagiaire pour l'affecter à
un véritable poste de travail, sous la subordination de l'employeur,
peut en effet aboutir, en cas de procès, à la requalification du stage
en contrat de travail à durée indéterminée. Avec à la clé le risque
pour l'employeur de devoir verser des dommages-intérêts à ce « faux »
stagiaire.
La loi pour l'égalité des chances du 31
mars 2006 a d'ailleurs sensiblement réformé les règles relatives aux
stages en milieu professionnel. Tout stage doit ainsi nécessairement
faire l'objet d'une convention tripartite entre l'entreprise, le
stagiaire et son établissement d'enseignement. La conclusion d'une
convention est donc exigée, qu'il s'agisse d'un stage obligatoire,
c'est-à-dire inscrit dans le processus de scolarité de l'étudiant, ou
d'un stage facultatif. Une charte des stages étudiants a, à cet égard,
été établie pour préciser les engagements réciproques des signataires
de la convention de stage.
Cette charte ainsi que d'autres documents utiles sont disponibles à l'adresse internet : www.etudiant.gouv.fr/formation-emploi/stages-18.html.
En
tout cas, n'hésitez pas à contacter le cabinet pour connaître la
formule – stage ou job d'été – la mieux adaptée à vos besoins, et ce en
toute sécurité juridique !
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Comment devez-vous déterminer la convention collective de branche applicable à votre entreprise ?
Vous voulez vérifier de quelle convention collective relève votre
entreprise ? Voici un rapide tour d'horizon des éléments à prendre en
compte.
L'activité de l'entreprise
En principe, l'entreprise doit appliquer la convention collective de
branche qui correspond à son activité.
Lorsqu'elle exerce plusieurs activités, elle doit alors se référer à son activité principale :
-
si l'entreprise exerce une activité industrielle, l'activité principale
est celle qui occupe le plus grand nombre de salariés ;
- si elle exerce une activité commerciale, il s'agit de l'activité qui dégage le chiffre d'affaires le plus important ;
-
enfin, si l'activité est à la fois industrielle et commerciale, elle
doit être considérée comme principalement industrielle lorsque le
chiffre d'affaires de l'activité industrielle représente plus de 25 %
du chiffre d'affaires total réalisé par l'entreprise.
Remarque :
lorsqu'une
entreprise exerce des activités nettement différenciées les unes des
autres, dans plusieurs centres d'activités autonomes, chaque centre est
soumis à la convention collective dont relève sa propre activité.
La situation géographique de l'entreprise
Certaines conventions collectives ont un champ d'application limité à
une certaine zone géographique (régionale, départementale ou locale).
L'entreprise peut ainsi être soumise à une telle convention collective
dès lors qu'elle est implantée dans son champ d'application
territorial.
Et si l'entreprise dispose de plusieurs
établissements autonomes, chacun d'eux doit appliquer l'accord ou la
convention dont il dépend en fonction de sa situation géographique. En
l'absence d'établissement autonome, l'ensemble des salariés relève
alors, quel que soit le lieu de travail, de la convention applicable au
siège social de l'entreprise.
À savoir :
un
établissement qui change d'adresse peut donc sortir ou entrer dans le
champ d'application d'une convention collective régionale,
départementale ou locale.
Le choix de l'employeur
L'employeur peut également décider d'appliquer une convention
collective (voire ses révisions ultérieures) à laquelle l'entreprise
n'est pas ordinairement soumise.
Il peut ainsi volontairement faire
bénéficier ses salariés des dispositions d'une convention collective
déterminée en faisant, par exemple, référence à celle-ci dans les
contrats de travail ou en l'affichant dans l'entreprise.
À noter :
ce
comportement peut conduire l'employeur à devoir appliquer deux
conventions collectives si, en plus de celle qu'il a choisi de mettre
en œuvre, il est obligatoirement soumis à une autre convention du fait
de l'activité principale de l'entreprise.
Information des salariés
La loi vous impose, en tant qu'employeur, d'informer vos salariés de
la convention applicable à votre entreprise, notamment en tenant à leur
disposition un exemplaire de celle-ci et en mentionnant son intitulé
sur leur bulletin de paie.
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Stages en entreprise : ce qu’il faut savoir ! |
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Vous faites partie des entreprises qui vont accueillir des stagiaires
pendant l’été ? N’oubliez pas que faire appel à un stagiaire suppose de
respecter certaines règles.
Cet été, vous serez
certainement nombreux à recruter des stagiaires. Vous devez cependant
savoir que l’engagement d’un stagiaire nécessite de respecter un
certain nombre de règles. D’autant que depuis la loi pour l’égalité des
chances du 31 mars 2006, la pratique des stages en milieu professionnel
est fortement encadrée afin d’éviter notamment que certaines
entreprises confient à des stagiaires de véritables emplois salariés.
Aujourd’hui, les stages en entreprise doivent ainsi, en principe, faire
l’objet d’une convention préalable entre l’entreprise, le stagiaire et
son établissement d’enseignement.
Par ailleurs, les stages dépassant 3 mois
doivent donner lieu à une gratification minimale qui est exonérée de
charges sociales en deçà d’un certain plafond. Revue de détail des
règles du jeu.
Une convention de stage est toujours exigée
Stages concernés
Tout
stage – hors ceux relevant de la formation continue ou de la formation
des jeunes de moins de 16 ans – doit nécessairement faire l’objet d’une
convention tripartite entre l’entreprise, le stagiaire et son
établissement d’enseignement. La conclusion d’une convention de stage
est d’ailleurs exigée, qu’il s’agisse d’un stage obligatoire,
c’est-à-dire inscrit dans le cursus de l’étudiant, ou d’un stage
facultatif.
Et l’obligation d’établir une convention
s’applique à toutes les entreprises du secteur privé à but lucratif ou
non lucratif (associations). Quant au stagiaire, il peut s’agir d’un
élève d’un établissement d’enseignement technique ou secondaire ou d’un
étudiant préparant un diplôme de l’enseignement supérieur (par exemple,
les étudiants préparant un diplôme universitaire du type licence ou
master, les élèves des écoles de commerce ou encore d’IUT...).
Signature de la convention
En
pratique, la convention de stage est élaborée à partir d'une
convention-type établie par l'établissement d'enseignement. Elle doit
ensuite être signée par l'entreprise, le stagiaire (ou, s'il est
mineur, son représentant légal) et l'établissement. Plusieurs mentions
sont obligatoires, dont notamment les dates de début et de fin de
stage, la définition des activités confiées au stagiaire en fonction
des objectifs de formation, la durée hebdomadaire maximale de présence
ou encore le montant de la gratification allouée au stagiaire et les
modalités de son versement.
Mais attention, même si une convention de
stage est signée, l'Urssaf conserve le pouvoir de vérifier si le
stagiaire effectue ou non un véritable travail sous la subordination du
chef d'entreprise et de requalifier, le cas échéant, le stage en
contrat de travail, avec redressement de cotisations sociales à la clé…
Obligation de conservation
Vous
devez tenir et mettre à jour une liste de toutes les conventions de
stage que vous avez conclues. Une obligation normalement applicable aux
conventions de stage signées depuis le 2 février 2008.
L’administration ayant toutefois précisé
que vous avez également intérêt à lister les conventions qui étaient en
cours à cette date.
Une gratification minimale est parfois obligatoire
Si votre stagiaire effectue un stage d’une durée supérieure à 3 mois
consécutifs, vous devez nécessairement lui octroyer une gratification,
qui n’est pas assimilée à du salaire (le stagiaire n’étant pas un
salarié de l’entreprise). Les stages d’une durée inférieure ne sont
eux, pour l’instant, pas soumis à une gratification obligatoire.
Toutefois, rien ne vous empêche d’en verser quand même une à votre
stagiaire.
Appréciation de la durée du stage
La
durée du stage s’apprécie en tenant compte de la convention de stage et
de ses éventuels avenants. Sachant que, sauf si le stage est intégré au
cursus de l’étudiant, sa durée est limitée à 6 mois, renouvellement
compris. Celle-ci se calcule en durée calendaire, peu important le
nombre d’heures effectuées dans le mois par le stagiaire (par exemple,
un étudiant qui effectue, du 1er juin au 30 septembre, une journée de 7
heures de stage chaque semaine réalise bien un stage de plus de 3 mois
et doit donc être rémunéré). Par ailleurs, la durée de présence du
stagiaire ne peut dépasser la durée légale ou conventionnelle de
travail en vigueur dans votre entreprise.
Montant de la gratification
Si
rien n’est prévu par la convention collective de branche étendue qui
vous est applicable, le montant minimal de la gratification équivaut à
12,5 % du plafond horaire de la Sécurité sociale (fixé à 21 € en 2009),
soit 398,13 € par mois pour 2009(1), dans l'hypothèse où la durée de présence du stagiaire est égale à la durée légale du travail (35 heures par semaine).
Date du versement
La gratification est due à compter du 1er
jour de stage et doit être versée chaque mois, et non à l'issue du
stage. Si la durée initiale du stage est inférieure à 3 mois, mais que
ce stage est ensuite prolongé au-delà de 3 mois, vous devez verser les
gratifications que le stagiaire aurait dû alors percevoir dès le 1er
mois en une seule fois dès la fin du 3e mois.
La gratification est normalement exonérée de charges sociales
Que le stage soit obligatoire ou non, vous bénéficiez, sur la
gratification versée, d'une franchise de charges sociales. Ainsi, les
sommes versées aux stagiaires ne sont pas assujetties aux cotisations
et contributions sociales (cotisations salariales et patronales de
Sécurité sociale, contribution de solidarité pour l'autonomie, Fnal,
CSG et CRDS et versement transport) dans la limite de 12,5 % du plafond
horaire de la Sécurité sociale, c’est-à-dire 398,13 € par mois en 2009
si le stagiaire travaille 35 heures par semaine. Le montant de la
franchise de charges sociales est ainsi strictement identique au
montant de la gratification obligatoire pour les stages de plus de 3
mois. Lorsque la gratification mensuelle du stagiaire est inférieure ou
égale à 398,13 €, aucune cotisation sociale n’est donc due. En
revanche, si la gratification est supérieure à cette somme, des
cotisations sociales sont, en principe, dues sur le différentiel entre
le montant de la gratification et 398,13 €.
Bon à savoir :
Une
charte des stages étudiants a été établie pour préciser les engagements
réciproques des signataires de la convention de stage. Cette charte,
ainsi que d’autres documents utiles, sont disponibles à l’adresse
internet : www.etudiant.gouv.fr (onglet insertion professionnelle, puis stages).
Et les jobs d’été ?
Si vous souhaitez faire appel à un jeune pour faire face à une tâche
régulière correspondant à un poste de travail ou pour remplacer un
salarié, vous ne pouvez pas employer un stagiaire. Vous pouvez en
revanche recourir aux jobs d’été. Votre jeune recrue doit alors signer
un CDD précisant notamment la raison exacte de son engagement et il a
également droit à une rémunération en principe au moins égale au Smic
(ou au salaire minimum conventionnel) et identique à celle que
percevrait dans votre entreprise un salarié en CDI.
(1) (21 € x 12,5 %) x 35 x (52/12) = 398,13 €
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TOUT SAVOIR SUR LA RUPTURE CONVENTIONNELLE |
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Depuis l’été dernier, employeurs et salariés peuvent se séparer par
consentement mutuel. Mais avant de franchir le pas, Il faut se poser
les bonnes questions !
Avec un peu plus de 6 000
ruptures conventionnelles enregistrées à la fin du mois d’octobre
dernier, la nouvelle procédure de rupture amiable du contrat de travail
est déjà un succès. Il est vrai que ce dispositif, proposé initialement
par les partenaires sociaux au début de l’année dernière, et repris
dans la loi de modernisation du marché du travail du 25 juin 2008, a de
quoi séduire les salariés comme les employeurs.
Pour ces derniers, l’avantage principal
est de « sécuriser » la rupture en la faisant homologuer par
l’administration du Travail.
Quant aux salariés, l’intérêt est
également non négligeable : la rupture conventionnelle s’accompagne en
effet du versement d’une indemnité qui ne peut pas être inférieure à
l’indemnité légale de licenciement et elle leur ouvre, par ailleurs,
droit aux allocations de chômage.
1. À qui s’adresse la rupture conventionnelle ?
Cette nouvelle procédure de rupture s’applique à tous les contrats de
travail à durée indéterminée, quelle que soit la taille de
l’entreprise.
La loi interdit toutefois d’y faire appel
pour les départs négociés dans le cadre d’un accord collectif de
gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) ou d’un
plan de sauvegarde de l’emploi.
La rupture conventionnelle n’est pas non
plus adaptée pour rompre un contrat de travail conclu avec un salarié
absent pour accident du travail ou maladie professionnelle, ni avec une
salariée enceinte ou en congé de maternité. Dans ces hypothèses, la
rupture négociée aurait en effet toutes les chances d’être annulée par
les tribunaux.
2. Qui doit la proposer ?
L’employeur et le salarié peuvent indifféremment proposer de négocier
une rupture amiable. Une proposition qui ne doit cependant pas être
faite de manière trop abrupte, car elle risquerait alors d’être fort
mal vécue… Il faut en effet toujours garder à l’esprit que non
seulement les pourparlers de rupture amiable peuvent ne pas aboutir,
mais qu’ils peuvent très bien ne jamais commencer !
3. Faut-il discuter longtemps ?
Contrairement à la procédure de licenciement, aucun calendrier de
discussion n’est imposé par la loi. Mais si l’administration du Travail
affirme se contenter d’un seul entretien préparatoire, il semble
préférable d’en prévoir plusieurs afin de prendre le temps suffisant
pour régler toutes les modalités et les conséquences de la rupture. Il
serait en effet dommage, une fois le salarié parti, de se rendre compte
que le sort de la clause de non-concurrence ou des avantages en nature
(véhicule de fonction, téléphone ou ordinateur portable mis à sa
disposition, par exemple) a été tout bonnement oublié...
4. Lors des discussions, peut-on être assisté ?
Conscient que la présence d’autres personnes est souvent utile au bon
déroulement d’une négociation, le Code du travail prévoit la
possibilité pour le salarié et l’employeur d’être assistés. Si le
salarié décide de se faire aider, il doit prévenir son employeur qui
peut alors, lui aussi, se faire assister, à condition de prévenir à son
tour le salarié.
La personne désignée par le salarié doit
en principe appartenir à l’entreprise (délégué syndical, représentant
du personnel ou tout autre salarié). Lorsqu’il n’existe pas de
représentant du personnel, cette personne peut être choisie sur une
liste de conseillers, disponible en mairie ou à l’inspection du
travail.
Côté employeur, il peut s’agir d’un
salarié de l’entreprise (un cadre dirigeant, par exemple) ou, dans les
entreprises de moins de 50 salariés, d’une personne appartenant à son
organisation syndicale d’employeurs ou d’un autre employeur relevant de
la même branche d’activité.
5. Faut-il un accord écrit ?
Le Code du travail impose la signature d’une convention écrite qui doit
notamment prévoir le montant de l’indemnité de rupture et la date
effective de la rupture. Il n’est, en revanche, pas nécessaire d’y
expliquer les raisons qui motivent la rupture, ni même d’indiquer
quelle personne l’a initiée.
6. Peut-on changer d’avis après la signature ?
À compter de la signature de la convention de rupture, l’employeur et
le salarié disposent de 15 jours calendaires (c’est-à-dire en comptant
tous les jours de la semaine) pour se rétracter.
Selon le ministère du Travail, ce délai
démarre le lendemain de la date de signature de la convention de
rupture et se termine le 15e jour à 24 heures.
7. À quoi sert l’homologation ?
Cette formalité permet aux services de la direction départementale du
Travail de s’assurer que la procédure de rupture négociée a bien été
respectée (règle d’assistance, délai de rétractation…) et de vérifier
que le consentement des parties au contrat (on pense évidemment plus au
salarié) est libre.
Et attention, cette procédure
d’homologation revêt une importance primordiale, car elle est une
condition de validité de la convention de rupture amiable, ainsi que de
l’indemnisation du salarié au titre de l’assurance chômage.
8. Comment se déroule l’homologation ?
À l’issue du délai de rétractation, employeur et salarié doivent
introduire une demande conjointe d’homologation de leur accord de
rupture auprès du directeur départemental du Travail. Cette demande
prend la forme d’un formulaire administratif à remplir aussi bien par
l’employeur que par le salarié.
L’administration du Travail dispose alors
de 15 jours ouvrables (c’est-à-dire en ne comptant pas les dimanches ni
les jours fériés), à compter de la réception de la demande, pour
répondre.
En l’absence de réponse de l’administration dans ce délai de 15 jours, l’homologation est acquise.
9. Quand la rupture prend-elle effet ?
C’est à l’employeur et au salarié de choisir quand le contrat de
travail prendra fin. Il n’y a donc pas de préavis à observer,
contrairement à ce qui se passe en cas de licenciement ou de démission.
La rupture conventionnelle ne peut toutefois intervenir avant le
lendemain du jour de l’homologation.
10. La rupture peut-elle être ensuite contestée ?
La validité de la rupture conventionnelle ainsi que son homologation
peuvent être remises en cause devant le conseil de prud’hommes, dans un
délai de 12 mois à compter de la date d’homologation (éventuellement
tacite) de la convention de rupture. Passé ce délai, le divorce est
définitivement consommé !
Pour aller plus loin...
Le ministère du Travail met en ligne, sur son site
www.travail-solidarite.gouv.fr (rubrique « Informations pratiques
/Formulaires »), deux formulaires administratifs de rupture
conventionnelle : l’un concerne les salariés ordinaires, l’autre les
salariés protégés. Une fiche juridique explicative est également
disponible (rubrique « Informations pratiques/Droit du travail »).
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[ Novembre 2008 ] Heures supplémentaires et contrepartie obligatoire en repos |
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La contrepartie obligatoire en repos a remplacé le repose compensateur obligatoire.
Dans le cadre de la réforme de la durée du travail, le volume du contingent règlementaire demeure fixé à 220 heures par an et par salarié (ce n'est toutefois qu'en l'absence d'accord que les entreprises doivent appliquer ce contingent règlementaire).
Rappelons que désormais il n'y a plus lieu d'obtenir l'autorisation de l'inspecteur du travail préalablement à l'accomplissement d'heures supplémentaires au-delà du contingent. En toute hypothèse, ce contingent ne s'applique pas aux salariés ayant conclu une convention de forfait en heures sur l'année.
Le décret précise aussi les modalités pratiques de mise en œuvre de la contrepartie obligatoire en repos due au titre des heures supplémentaires accomplies au-delà du contingent (elle remplace le repos compensateur obligatoire). Ces modalités définies par décret ne s'appliquent qu'en l'absence d'accord sur ce point. Le décret précise que cette contrepartie est assimilée à une période de travail effectif pour le calcul des droits du salarié et donne lieu à indemnisation, le salarié ne devant subir aucune diminution de la rémunération par rapport à ce qu'il aurait perçu s'il avait travaillé.
Cette contrepartie obligatoire en repos peut être prise par journée ou par demi-journée. Mais contrairement aux anciennes solutions, les salariés peuvent désormais demander à prendre leur repos entre le 1er juillet et le 31 août ou accoler ce repos au congé payé annuel.
L'employeur doit informer chaque salarié dans une annexe du bulletin de paye du nombre d'heures dont il dispose au titre de cette contrepartie obligatoire en repos. Dès que ce nombre atteint 7 heures, le document doit indiquer l'ouverture du droit et l'obligation de le prendre dans un délai maximum de deux mois.
Décret 2008-1132 du 4 novembre 2008, JO du 5
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[ Novembre 2008 ] Le plafond de la sécurité sociale pour 2009 à 2 859 euros par mois |
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Dans un communiqué du 14 novembre 2008, la direction de la sécurité sociale annonce les valeurs du plafond de la sécurité sociale pour 2009. La publication de l'arrêté au Journal Officiel interviendra début décembre.
A compter du 1er janvier 2009, le nouveau plafond de la sécurité sociale s'élèvera ainsi à 2 859 euros par mois, soit un plafond annuel de 34 308 euros (2 859 X 12).
Les autres valeurs du plafond seront fixées comme suit, selon les périodicités de référence suivantes :
- plafond trimestriel : 8 577 euros,
- plafond par quinzaine : 1 430 euros,
- plafond par semaine : 660 euros,
- plafond par jour : 157 euros,
- plafond horaire : 21 euros.
Communiqué de la direction de la sécurité sociale du 14 novembre 2008
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[ Décembre 2008 ] Aides à l'emploi : vers une nouvelle aide dégressive sur les bas salaires |
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A l'occasion de l'annonce du « Plan de relance pour l'économie », les contours d'une nouvelle aide à l'emploi ont été dessinés.
Il s'agirait d'un dispositif s'adressant aux entreprises de moins de 10 salariés, pour les embauches qu'elles réaliseront en 2009. Cette aide, financée par l'Etat, serait dégressive avec le salaire. Son montant serait de 180 euros par mois au niveau du SMIC, pour devenir nul à 160 % du SMIC.
Cette aide serait versée chaque trimestre par le Pôle Emploi (institution issue de la fusion des réseaux ANPE et Assédic à partir du 1er janvier 2009).
Les dispositions légales nécessaires à la mise en œuvre de cette mesure devraient être insérées dans un projet de loi de finances rectificative pour 2009, qui serait présenté au premier Conseil des ministres de janvier.
Discours du président de la République sur le « Plan de relance de l'économie française » prononcé à Douai le 4 décembre 2008
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